Charentonneau

Les manifestations des associations du quartier de Charentonneau

21 juillet 1875 – Catherine LEDENT 21 juillet 2013

1875 – Décès de Catherine LEDENT mère d’Amédée CHENAL

Comme en atteste l’acte de mariage d’Amédée Chenal.

Acte n°35  16 octobre 1877 – Maisons-Alfort

Acte de Mariage – Chenal François Amédée – Pougniet Berthe

L’an mil huit cent soixante dix sept le seize octobre à onze heures du matin devant nous Guénot Jean adjoint au maire de la commune de Maisons-Alfort, y remplissant par délégation les fonctions d’officier public de l’état civil sont comparus à la mairie, François Amédée Chenal entrepreneur de menuiserie demeurant grande rue d’Alfort n°40, avec son père en cette commune où il né le deux septembre mil huit cent cinquante deux, fils majeur de Joseph Chenal  propriétaire ici présent et consentant et de Catherine Ledent son épouse décédée à Maisons-Alfort le vingt et un juillet mil huit cent soixante quinze : Et Berthe Pougniet sans profession demeurant aussi en cette commune grande rue d’alfort

Archives Municipales de Maisons-Alfort

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Qui était Amédée CHENAL ?

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français  de 1889 à 1940 (J.Joly)

Né le 2 septembre 1852 à Maisons-Alfort (Seine), mort le 16 octobre 1919, à Maisons-Alfort.

Député de la Seine de 1909 à 1914.

A sa sortie de l’école primaire, Amédée Chenal fut embauché comme ouvrier menuisier. Grâce aux cours du soir qu’il suivait avec assiduité, il put s’établir à son compte et créer, par la suite, une importante entreprise à Maisons-Alfort. Conseiller municipal de cette ville et adjoint au maire en 1888, il fut élu maire en 1896. Conseiller général de la Seine pour le canton de Charenton à partir de 1900, il en devint secrétaire, rapporteur général du compte départemental, secrétaire de la Commission du déclassement des fortifications, et vice-président de l’Assemblée en 1907.

Le 4 avril 1909, un siège de député se trouva à pourvoir dans la deuxième circonscription de Sceaux, en remplacement de M. Maujan, élu sénateur le 3 janvier 1909 et démissionnaire de son mandat le 19 janvier. François, Amédée Chenal emporta le siège au deuxième tour de scrutin, par 10.719 voix contre 8.301 à M. Thomas, sur 19.552 votants. Inscrit au groupe républicain radical-socialiste et membre de diverses commissions spéciales, il déposa une proposition de loi concernant les entreprises d’alimentation en eau des populations (1909), et prit part à la discussion du budget du Ministère de l’Agriculture de l’exercice 1910 pour évoquer la situation du personnel des écoles vétérinaires (1909).

Il retrouva son siège aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910, dans la troisième circonscription de Sceaux, au deuxième tour de scrutin, par 5.202 voix contre 3.030 à M. Fraëntzel et 2.059 à M. Coste, sur 10.452 votants. Membre de diverses commissions spéciales, notamment de celle des programmes électoraux et de celle de l’administration, des cultes et de la décentralisation, son activité fut intense.

Auteur d’un certain nombre de propositions de loi: sur les entreprises d’alimentation en eau des populations (1910), tendant à établir un droit à des secours en faveur des personnes victimes d’actes de courage et de dévouement (1912), ayant pour objet d’autoriser une promotion spéciale dans la Légion d’honneur à l’occasion du cent-cinquantenaire de la fondation des écoles vétérinaires (1912), tendant à supprimer les Conseils d’arrondissement (1912), dont il fut nommé rapporteur (1913), ayant pour but l’établissement, dans chaque département, d’un plan de révision et d’extension des routes et chemins, ainsi que des espaces libres d’intérêt général (1913) tendant à réglementer l’ouverture de voies privées et la création de quartiers nouveaux (1913), qu’il fut chargé de rapporter (1914), il rapporta en outre un nombre considérable de projets de loi d’intérêt local, ainsi que la proposition de loi tendant à substituer aux circonscriptions administratives départementales, des circonscriptions administratives régionales, à leur organisation et à la nomination, dans chaque région, d’assemblées régionales professionnelles (1914). Il se fit entendre dans la discussion : du budget du Ministère de l’Agriculture de l’exercice 1911 (professeurs et personnel des écoles vétérinaires), du budget du Ministère de l’Intérieur (dépenses des aliénés sans domicile de secours), du budget de l’instruction publique (personnel enseignant des écoles publiques du département de la Seine), de la loi de finances (dépenses de police des communes de la banlieue de Paris) (1911), du budget du Ministère de l’Inférieur de l’exercice 1912 (police des communes du département de la Seine), du budget du Ministère de l’Agriculture (personnel des écoles vétérinaires) (1911), du budget du Ministère des Travaux publics de l’exercice 1913 (canal de dérivation de la Marne à la Seine au-dessus de Paris), du budget du Ministère de l’Intérieur (maison nationale de Saint-Maurice, police des communes du département de la Seine) (1913), de la fixation de la date de discussion des interpellations relatives à la protection de Paris et de sa banlieue contre les inondations (1913), d’une interpellation sur la crise de l’apprentissage (1913), du budget du Ministère de l’Agriculture de l’exercice 1914 (personnel enseignant, administratif et subalterne des écoles vétérinaires), du budget des Postes et télégraphes, (frais médicaux à allouer aux sous-agents des postes de la banlieue de Paris) (1914), du projet de loi adopté par le Sénat, concernant la contribution foncière et l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (1914).

Il subit un échec aux élections générales des 26 avril et 10 mai 1914, où il n’obtint, au deuxième tour de scrutin, que 4.369 voix contre 5.992 à M. Mayéras qui lui succéda, sur 12.815 votants.

Il rentra alors dans la vie privée, et mourut cinq ans plus tard à Maisons-Alfort, sa ville natale, le 16 octobre 1919, à 67 ans.