Charentonneau

Les manifestations des associations du quartier de Charentonneau

31 juillet 1944 – Jean EIOLE 31 juillet 2011

1944 – Jean EIOLE

Enfant juif déporté – EIOLE Jean 11 ans, 17 rue Bouley Maisons-Alfort,

o 12-03-1933,  convoi 77 le 31-07-1944, 11 ans

Enfants juifs déportés

 

Histoire de l’état-civil et du cimetière à Maisons-Alfort 30 juillet 2011

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Par Amédée CHENAL (1898)

En 1211, lorsque fut octroyée la charte réglementant le droit de pacage, il y avait bien un embryon de propriété ou plutôt de jouissance en commun d’un objet matériel, mais les habitants n’avaient aucun droit moral, et ne pouvaient s’unir librement pour régler les affaires d’intérêt général du village ; ces affaires étaient du reste de bien faible importance.

Les chemins étaient entretenus d’une façon fort élémentaire par corvées ([1]), ou par ceux qui en faisaient usage. L’église, le presbytère et le cimetière appartenaient à la cure, qui pourvoyait tant bien que mal à leur entretien, à l’aide des produits de la dîme, des recettes du culte et des legs et dons qui lui étaient faits par les fidèles. Il n’y avait pas d’état civil régulier, les seigneurs seuls tenant généalogie de leur famille.

1599 – A l’origine, les registres de l’état-civil étaient tenus par les curés, qui étaient presque seuls à savoir lire et écrire.

Voici la reproduction d’un acte de baptême, qui tenait lieu en même temps d’acte de naissance.

« André Creton, fils de Nicolas Creton et de Marie Courtry sa femme, baptisé le dix-huitième jour d’Octobre 1599. Ses parrains H. André Courtry, chanoine de l’église Notre-Dame de Paris, et Charles de Comise, lieutenant de Madame la Princesse de Condé en son château de Saint-Maur-sur-Marne ; marraine, Madame Hilaire de Labitrade, femme de feu André Thomas … ? de la cour de Harley à Paris.  »

Ce Creton, qui avait pour parrains de ses enfants des personnages aussi distingués, était chargé de la recette des domaines de l’Archevêque de Paris.

Pour les mariages, c’était beaucoup plus simple ; exemple :

« Le 12 Juin 1622 Henry Millot épousa Marguerite Jean.  »

1627 – Un peu plus tard en 1627,

« Le 18 Juillet 1627, Nicolas Licaut épousa Marie Cornier, en présence de Michel Caille, Noël Creton, et Marie Cuder.  »

1709 – Il résulte d’un dénombrement qu’il y avait 95 feux. En 1726, il est compté 450 habitants, et en 1745, 92 feux. Ces chiffres tendent à démontrer que nous étions dans le vrai, en estimant à cinq, le nombre de personnes par ménage, dans l’évaluation de la population vers 1324.

Au commencement du XVIIIe siècle, les actes de l’état Civil sont libellés un peu plus longuement que cent ans plus tôt.

1825 – L’acquisition du terrain pour un nouveau cimetière, projetée depuis longtemps, devint définitive ; la dépense était évaluée à 12 300 francs, acquisition, frais et clôtures comprises, pour une surface de 4 430 mètres ; c’est la partie du cimetière actuel sur laquelle existe une double rangée d’arbres. Afin de couvrir cette dépense, il fut établi des centimes extraordinaires pour trois ans ; la prise de possession n’eut lieu qu’en 1826.

1828 – Dans l’ancien cimetière, chacun avait droit, sans bourse délier, à une place qu’on pouvait considérer comme perpétuelle, ainsi que cela existe encore dans les petites communes rurales. Pour le nouveau, après divers remaniements, il fut fait un tarif des concessions qui fixait les perpétuelles à 50 francs le mètre et celles de six ans à 25 francs les deux mètres ; pour prolongation de ces dernières, 4 francs par an, et enfin, sur le tout, en plus des frais, 1/4 pour les pauvres. Ce tarif a été augmenté depuis.

1832 – On rêvait déjà à Maisons, et depuis longtemps, d’avoir une place de fêtes ; certains habitants, par une pétition, demandèrent la démolition des restes des murs du vieux cimetière, qui ne servait plus depuis cinq ans, pour agrandir la place, et y faire la fête. Le Conseil y répondit : « Considérant que si le respect dû aux morts, sentiment inné chez tous les peuples du globe terrestre, s’oppose à la démolition du petit mur de clôture est d’avis que le petit mur dégradé soit rétabli, et que le cime­tière soit clos avec soin. » Mais pour donner un commencement de satisfaction aux pétitionnaires, on décidé « d’abattre les arbres de la place et de reculer les bornes du chemin ». Ce qui n’empêcha pas la suppression définitive du cimetière quelques années après.

1855 – (Après le décès du Marquis Dodun de Keroman, Maire de Maisons-Alfort depuis 1813).

Ceux qui l’ont connu ont encore le souvenir d’un bon vieillard obligeant, sans façons, et très charitable ; les habitants lui ont fait élever par souscription un monument dans le cimetière ; il serait de toute justice qu’une rue portât son nom ; il a certes plus de droits à cet honneur que son successeur immédiat.

1860 – Pour la première fois, un médecin de l’état civil est désigné; c’est M. Josias; il touchera, pour chaque constatation, 2 francs, qui lui seront payés par les familles.

Le premier traité avec l’administration des pompes funèbres fut également fait ; jusque là, on portait les corps à bras.

1871 – Le cimetière devenait trop petit ; M. JOUET donna pour l’agran­dir un terrain de 4055 mètres, avec réserve d’une concession pour l’inhumation de sa famille.

1876 – La nouvelle Constitution, qui chargeait les conseils municipaux d’élire chacun un délégué pour l’élection des sénateurs, eut pour la première fois son application en 1876. M. DANDALLE fut élu.

Son monument, dans le cimetière, porte gravé cette mention : Premier délégué sénatorial.

En exécution d’une loi spéciale, les corps des soldats morts à l’ambulance de l’Ecole pendant la guerre de 1870, furent réunis dans une seule tombe pourvue d’un entourage en fer d’un modèle uniforme. La commune fit les frais de la pierre tumulaire; comme nous l’avons dit plus haut, 220 jeunes gens avaient succombé pendant l’année terrible dans cet hôpital improvisé.

De l’autre côté du cimetière, on fit aussi une tombe de moindres dimensions pour les soldats allemands morts pendant l’occupation; quelques-uns de ceux-là avaient été tués dans le fort en déchargeant une mine. Ils furent tout d’abord enterrés à l’entrée de l’avenue du Château-Gaillard, près la route de Créteil, d’où ils furent exhumés pour être transportés au lieu qu’ ils occupent encore aujourd’hui (en 1898).

1879 – Certains volumes de la bibliothèque, fondée sous l’administration précédente, ayant un caractère religieux, ou jugés comme tels, notamment une Bible fort ancienne, furent brûlés comme mauvais livres. Le traitement du vicaire fut supprimé, les manifestations religieuses interdites dans les rues et, enfin, les emblèmes du culte enlevés des écoles.

1884 – A la suite des nouvelles élections, M. DURST devint maire. MM. MIGNARD et HENNEQUIN adjoints.

Les séances du conseil devenant publiques, l’ancienne salle servant à ses réunions était trop exiguë ; on affecta à cet usage une classe devenue sans emploi.

L’inauguration et la prise de possession de la nouvelle école des garçons eurent lieu.

L’acquisition, par voie d’expropriation, du terrain nécessaire à l’agrandissement du cimetière fut décidée.

Extraits de :     Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville.

 Par Amédée Chenal – 1898

 

Cet ouvrage a été réédité par Le Cercle Généalogique de Maisons-Alfort, il est disponible sous forme électronique (word) sur simple demande

 

CHENAL (François Amédée). Né le 2 septembre 1852 à Maisons-Alfort, mort le 16 octobre 1919 à Maisons-Alfort. Député de la Seine de 1909 à 1914.

 


[1] Corvée : travail, ou service gratuit, qui était dû par certaines personnes au roi, ou au seigneur.

 

 

Légion d’honneur à Maisons-Alfort et Alfortville 29 juillet 2011

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A partir de la base de données LEONORE :

L0411050            CALVET             FELICIEN ADRIEN                           1867/05/31

L1048067            GABRIEL           RENE GASTON                                  1899/09/14

L1470026            LANGLOIS         FRANCOIS JULES GUSTAVE         1835/09/22          ALFORT

L1470058            LANGLOIS         JULES GUSTAVE                               1835/09/22          ALFORT

L1508043            LAVOCAT          EDME ACHILLE                                1817/08/06

L1622056            LE_TREUST      THEOPHILE JEAN MARIE              1865/11/14

L2272017            RAVERAT          EDME FRANCOIS                             1792/07/23

L2272020            RAVERAT          JOSEPH LOUIS                                  1796/06/04

L2299015            RENAULT          CHARLES LEON                                1839/09/24

L2299027            RENAULT          GUSTAVE EMMANUEL                   1842/03/18

L2300013            RENDU                LOUIS MARIE VICTOR                     1809/05/03

L2308022            REY                      HENRY PAUL                                     1859/06/11

L2721027            VILLETARD DE LAGUERIE

                                  JEAN JOSEPH GUSTAVE GEORGE             1859/07/20

L2764092            YVART                CHARLES ACHILLE                          1818/09/10

Légion d’honneur        à Alfortville

L0644030            DABE                   LUCIEN MAURICE                           1891/03/28          ALFORTVILLE

L1098076            GAUTRAT          RAOUL                                                 1891/02/20          ALFORTVILLE

 

Quelques célébrités du Val de Marne. 28 juillet 2011

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Les ouvrages consultés et les sites Internet où nous avons surfé, afin de réaliser cette notice nous ont permis de croiser quelques événements relatifs à des “ célébrités nationales ”.

Rabelais (1494-1553) séjourne à l’Abbaye de Saint-Maur des Fossés,

Le Cardinal Jules Mazarin (1602-1661) s’éteint à Vincennes le 9 mars,

Les séjours fréquents du surintendant Fouquet (1615-1680) à Saint-Mandé,

L’installation du peintre Antoine Watteau (1684-1721) à Nogent sur Marne,

Le Contrôleur général des finances de Louis XV, Etienne de Silhouette (1709-1767) se retire à Bry-sur-Marne et y décède.

La naissance du peintre et lithographe Eugène Delacroix (1798-1863) (*) le 7 floréal an VI (1798) à Saint-Maurice,

En 1804, Bonaparte fit fusiller le Duc d’Enghien (1772-1804) dans les fossés du château de Vincennes, pour barrer l’espoir de Restauration des Bourbons.

Le marquis de Sade (1740-1814) qui connu l’emprisonnement à la Bastille, au château de Vincennes et qui mourut à l’asile de Charenton le 2 décembre 1814.

François Vidocq (1775-1857), ancien bagnard, il devient chef de la sûreté, démissionne en 1827 et s’installe à Charenton.

Le 26 juin 1836 à Choisy-le-Roi décède Claude Rouget de Lisle (1760-1836), officier et compositeur français (La Marseillaise). Ses cendres furent transportées aux Invalides en 1915.

Le décès de Raspail (1764-1878) (*) à Cachan, chimiste et homme politique.

Le décès de l’écrivain, auteur de “ Sans famille ”, Hector Malot (1830-1907) à Fontenay-sous-Bois en 1907.

Le siège et la mort de Jules Joseph Bonnot (1876-1912) le 28 avril 1912 à Choisy-le-Roi, Valet et Garnier, autres membres de la célèbre bande d’anarchistes, décédèrent au cours d’un assaut le 14 mai à Nogent-sur-Marne.

Le peintre impressionniste, graveur et sculpteur Edgar Degas (1834-1917) fréquente le lycée Louis le Grand à Paris, où il se lie d’amitié avec le futur Maire de la Queue-en-Brie, Henri Rouart,

Le décès de l’homme politique socialiste Jules Guesdes (1845-1922) (*) à Saint-Mandé.

Le séjour de la famille de l’écrivain Georges Courteline (1858-1929) (*) à Saint-Mandé.

Mélies (1861-1938) (*) illusionniste et cinéaste, un pionnier du cinéma meurt à Orly dans la maison de retraite du cinéma.

Le compositeur Erik Satie (1866-1925) quitte Montmartre pour Arcueil.

L’officier Ferdinand Foch (1851-1929), futur Maréchal de France réside à Vincennes, 13 avenue Marigny de 1893 à 1895.

Le décès du poête Paul Eluard (1895-1952) (*) à Charenton le Pont en 1952,

Maurice Thorez (1900-1964) (*), député communiste d’Ivry en 1932, puis de 1946 à son décès en Mer Noire en 1964.

La naissance de l’auteur du “ Diable au corps ”, l’écrivain Raymond Radiguet (1903-1923) à Saint-Maur-des-Fossés.

La jeunesse du compositeur Francis Poulenc (1899-1963) (*) à Nogent-sur-Marne.

Alain Poher (1909-1996) né à et maire d’Ablon-sur-Seine. Il fut Président du Sénat et Président de la République (Intérim) en 1969 et 1974.

La naissance de l’artiste Martine Carol (1920-1967) à Saint-Mandé. Mariée quatre fois elle fut la vedette de “ Caroline chérie ” en 1951.

 (*)        Inhumé au Cimetière du Père Lachaise

 

27 juillet 1930 Groupe scolaire Raspail 27 juillet 2011

Le 1er groupe scolaire de Charentonneau fut dénommé Raspail par délibération du 27-07-1930

 

25 juillet 1883 – Louis MASSIGNON 26 juillet 2011

MASSIGNON Louis (o Nogent 1883). Historien.

o 25 juillet 1883 Nogent-sur-Marne

† 31 octobre 1962. Paris

Louis Massignon (25 juillet 1883 à Nogent-sur-Marne31 octobre 1962) est un universitaire et islamologue français.

Historien et orientaliste, il s’est consacré à l’étude de la religion et de la civilisation islamique.

*

 

Mairie de Maisons-Alfort : Services de guerre 24 juillet 2011

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 SERVICES DE GUERRE

Les bureaux sont ouverts tous les jours de 9 à 17 heures – les dimanches et jours fériés, de 9h à 11 heures

CITATION

L’administration municipale a fit placer, dans le vestibule d’honneur de la Mairie, deux tableaux destinés à l’affichage des Citations à l’Ordre de l’Armée. Les habillants sont priés de bien vouloir communiquer à la Mairie toutes les pièces officielles en leur possession donnant le texte des Citations dont ont pu être l’objet des militaires domiciliés dans la Commune.

ALLOCATIONS

Etablissement des demandes d’allocations. Modifications des majorations par suite de naissances ou de décès. Mutations par suite de changements de résidence, etc. – Bureau spécial dans le sous-sol de la salle des fêtes :  de 9 à Il h. 30 et de 13 h. 30 à 17 heures.

SECOURS ET PENSIONS

Toutes les formalités administratives exigées pour l’obtention d’un secours immédiat ou d’une pension viagère, par les familles des militaires tombés au Champ d’honneur, sont remplies gratuitement par les soins de la Mairie.

MILITAIRES DISPARUS

Par application de la Circulaire ministérielle du 26 janvier 1916, un secours immédiat est accordé aux familles des militaires disparus depuis plus de six mois au cours des opérations de guerre. Les familles intéressées sont priées de s’adresser à la Mairie.

PRISONNIER DE GUERRE

Des militaires sont quelquefois portés sûr les contrôles de l’armée comme disparus, alors qu’en réalité ils sont prisonniers de guerre. Il y a intérêt, pour la mise à jour des contrôles, à ce que les familles qui reçoivent des nouvelles de parents internés à l’étranger en donnent connaissance à la Mairie.

Le « Vestiaire Communal des Combattants et des Prisonniers de guerre » envoie périodiquement aux prisonniers de guerre, les vêtements d’uniforme et les sous-vêtements (chemises, caleçons, chaussettes, chaussons, mouchoirs, etc.) qui leur sont indispensables, ainsi que du tabac ; il y joint, le plus souvent possible, des conserves, du chocolat, des serviettes, etc,

L’Œuvre du vestiaire Communal fournit également aux combattants du front, de bonnes chaussettes de laine, des chandails ou gilets de laine, des capuchons en toile cirée, mouchoirs de poche, serviettes de toilette, cache-nez, gants, etc., ainsi que des conserves et du tabac.

Les demandes doivent être adressées à la Mairie où des formules spéciales sont mises disposition des familles.

Il ne peut être donné suite qu’aux demandes formulées, en faveur de militaires domiciliés dans la commune, par des familles habitant Maisons-Alfort et reconnues dignes d’intérêt..

RENSEIGNEMENTS SPECIAUX

Les familles qui désirent obtenir des renseignements sur des militaires blessés, malades, disparus ou prisonniers, peuvent s’adresser à la Mairie où des imprimés spéciaux sont mis gratuitement à leur disposition pour formuler leurs demandes. Les réponses à celles-ci sont transmises aux intéressés dés réception.

 

 
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